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 Torrhen Waldemar

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Torrhen Waldemar
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MessageSujet: Torrhen Waldemar   Mar 30 Avr - 9:33


Torrhen Waldemar


feat. Gerhard Freidl


Identité


Âge: 32 ans.
Lieu de naissance: Illasqûe.
Sexualité: Hétérosexuel.
Appartenance: Dragonnier (Élu).
Particularité: Très bon combattant à l’épée, meneur d’homme charismatique et généralement écouté par ceux qui savent de quoi il est capable. C’est par ailleurs un grand passionné des dragons qui a consulté de nombreux ouvrages à leur sujet.
Métier: Ex-capitaine de la garde d’Illasqûe, déserteur.

Opinions


Votre position vis-à-vis de l'Ordre: L’Ordre a toujours pris une grande place dans la vie de Torrhen. Il est né à leur service et était prêt à donner sa vie pour lui, mais parce qu’il n’avait jamais trouvé grâce aux yeux d’un dragon son dévouement n’a pas été reconnu à sa juste valeur. À qui la faute ? les œufs se font rares, plusieurs ont été détruits il y a vingt ans parce qu’issu de géniteurs rebelles et il n’y en aura jamais assez pour tous les jeunes hommes valeureux que compte la noblesse. Furieux mais résigné, il a fini par renoncer à l’armée plutôt que de piétiner éternellement à un rôle de subalterne, faute de vivre assez longtemps pour mériter la place qui aurait pu lui revenir. Plutôt qu’une véritable hostilité, c’est une rancœur et un goût de gâchis qui le remplit dès qu’il songe à l’Ordre.
Dragons, Sorciers, Elfes, Humains... vos opinions par rapport à eux: Les dragons… enfant ses yeux brillaient à cette seule mention et il demandait à son père de lui présenter le sien. La candeur de l’enfance est passée, mais la passion lui est restée : il n’a peut-être jamais connu le lien privilégié qui unissait un dragon à son dragonnier, mais cela ne l’empêche pas d’en connaître énormément à leur sujet, y compris sur un champ quelque peu négligé par études menées par l’Ordre : les cousins sauvages de leurs nobles destriers. Leur authenticité, dépourvue de toute influence humaine, le fascine et lui fait se demander si quelque chose n’a pas été perdu en chemin.
Hors de cette passion dévorante, Torrhen ne diffère pas beaucoup du commun d’Amarth. Anthropocentriste, il ne s’est que peu intéressé aux elfes et aux sorciers en dehors de ce qu’on lui a enseigné de l’Histoire de leurs confrontations passées. Ils ont perdus, ils se terrent dans leur coin, grand bien leur fasse : qu’ils osent seulement en sortir et ils le paieront. Cette vision simpliste s’est cependant vue bousculée par sa rencontre avec Lysiopé, cette femme qu’il a décidé de suivre jusqu’au bout du monde. La révélation de son statut de sorcière a été un choc pour lui, mais trop amoureux pour faire le nécessaire il s’est sermonné qu’elle n’était pas plus monstrueuse que l’instant d’avant et a donc continué à faire chemin avec elle. Il commence même à apprécier le côté pratique de sa magie face aux dangers de la route.

Histoire


L’histoire de Torrhen Waldemar eut pu être différente si, à ses quinze ans accomplis, il n’avait pas de ses propres yeux découvert l’amère vérité : il n’y aura jamais assez d’œufs pour tout le monde.

On racontait souvent aux recrues potentielles que la couvée qu’on leur présentait n’est qu’un maigre échantillon des réserves gardées par l’Ordre, mais lui savait que c’était faux pour avoir souvent entendu son père pester à ce sujet. Son dragonnier de père, Karlstigg Waldemar, fils et petit-fils de dragonnier, déjà bien placé à l’époque pour jouer un rôle-clé dans l’armée de l’Ordre. Ni lui ni ses sœurs n’avaient eu cette chance, peu importe le nombre de fois où ils s’étaient présentés, et pourtant ils ne manquaient ni de mérite, ni de courage, ni de fidélité – hélas rien de tout cela n’avait de valeur devant cette nouvelle loterie. Si peu d’œufs, tellement de candidats, il suffisait que ceux qui leur correspondaient aient été d’abord présentés à un autre pour qu’ils leur passent sous le nez. L’un après l’autre ils cessèrent de faire partie des candidats prioritaires et virent leur rêve se briser.

Dans un premier temps Torrhen hésita à entrer dans l’armée malgré tout, mais en discutant avec son père il réalisa qu’il allait rentrer dans une compétition à force inégale avec les dragonniers, sans même disposer d’une vie assez longue pour jouer sur l’ancienneté ou l’expérience. Il y renonça finalement, comme il avait renoncé aux dragons, pour rester entre simples humains au sein de la garde municipale. Un rôle moins prestigieux, moins flamboyant mais utile à sa façon. Au moins là sa grande force et sa ténacité à l’entraînement seraient pleinement appréciés et il obtiendrait plus que les miettes de responsabilité qu’on voudrait bien lui accorder.

Fiancé très jeune à une riche héritière, fille d’un vieil ami de la famille qui venait alors de décéder, il se maria avec elle dès sa nomination officielle dans la garde d’Illasqûe et ne tarda pas à remplir ses devoirs d’époux. La fille s’avéra malheureusement de constitution fragile et si elle tomba plusieurs fois enceinte, elle ne mena sa grossesse à terme qu’à deux reprises, pour accoucher d’un moribond. La sage-femme eut alors le malheur de confier sa crainte qu’une troisième grossesse n’achève la dame de Waldemar. Mortifiée par cette nouvelle, la jeune femme ne supporta bientôt plus le contact de son époux, devenant hystérique à chaque fois qu’il la touchait. Peu importait ses efforts pour lui faire comprendre qu’il pouvait se passer d’un héritier, la hantise l’emportait.

C’était à cette époque-là que le capitaine Waldemar, jusqu’alors exempt de tout reproche, commença à fréquenter les bordels. Il n’était pas le seul homme d’arme (ni même le seul noble) à dépenser son argent dans la luxure et la débauche, à dire vrai personne ne pouvait vraiment le lui reprocher à partir du moment où il restait discret sur ce pan de son quotidien. Tout le monde savait mais il n’y en avait pas un pour en parler directement, car à vrai dire ce n’était pas exactement digne d’intérêt. Un mari frustré qui se paie des prostituées, cela peut être amusant sur le moment mais on avait vite fait le tour de la question, pas de quoi déchaîner les mauvaises langues plus d’une dizaine de minute.

Cela aurait pu continuer comme cela bien longtemps, s’il n’y avait pas eu l’affaire Lysiopé. Lysiopé c’était une nouvelle arrivée à Illasqûe, venue dont ne savait où faire on ne savait quoi. Torrhen finissait d’arbitrer une querelle entre un commerçant et un voleur présumé qui clamait son innocence quand son second lui fit remarquer qu’une femme « pas trop dégueu » le regardait avec des yeux de biche. Observant à son tour le spécimen il devait avouer qu’elle était non seulement à son goût mais, vu son attitude aguicheuse, ouverte à toutes les propositions. Il boucla l’affaire en cours puis la suivit discrètement, pour la voir avec surprise se retourner d’un seul coup pour l’embrasser. Sa franchise lui plut et il lui offrit bientôt un verre dans une auberge au patron plutôt indulgent, avant de l’emmener à l’étage prendre son plaisir.

Tout joua au moment où il sortit sa bourse pour payer la prestation : elle refusa net, arguant que contrairement aux apparences elle n’était pas une prostituée mais une voyageuse. Il lui demanda alors d’où elle pouvait venir, ce à quoi elle lui promit un secret pour chaque soirée qu’il passerait dans ses bras et qu’elle avait déjà dit celui de ce soir-là : elle n’était pas prostituée. Amusé, il accepta de jouer le jeu tout en soulignant que c’était bien la première fois qu’on le « payait » pour le revoir. Le lendemain il revint, lui fit l’amour et l’écouta lui narrer une aventure qui lui était arrivée sur la route vers la capitale, le surlendemain une autre qui avait pris place dans son étape précédente. Soir après soir, étreinte après étreinte elle remontait ainsi le fil de son récit sous le regard fasciné du capitaine, de plus en plus conquis autant par ce corps qu’il commençait à connaître que par l’humour mordant de la femme qui le dévoilait avec fierté. Jamais avec aucune autre femme il n’avait pris autant de plaisir, mais elle ne lui laissait payer que le repas du soir et les boissons – la galanterie minimum.

L’aspect privilégié de leur relation n’échappa pas longtemps aux commères, qui montèrent l’affaire en épingle. Si butiner quelques professionnelles ici et là n’avait rien d’étonnant de la part d’un homme comme lui, le voir si intime avec une maîtresse régulière (il allait lui rendre visite chaque soir !), parvenue qui plus est, soulevait bien plus de question. Espérait-il lui faire un bâtard ? Répudier son épouse légitime pour élever une petite intrigante au rang de dame ? Les rumeurs et théories du complot allaient bon train, jusqu’à parvenir aux oreilles de la véritable dame de Waldemar. Scandalisée par la nouvelle (et quelque peu inquiète pour son propre avenir), elle alla rendre visite à sa rivale pour l’encourager à laisser son mari en paix, paiement à la clé, en plein milieu de la salle commune de l’auberge. Lysiopé déclina la proposition, mais confia à son amant son intention de quitter la ville dès qu’il lui parla de cette fâcheuse visite, qui lui avait été rapportée par l’aubergiste en personne.

Atterré par la nouvelle, il tenta de la convaincre de ne pas se laisser intimider ainsi, mais la vérité c’était que l’envie d’aventure l’avait reprise. La déception n’en fut que plus cruelle, tant lui aussi rêvait d’aventure sans pouvoir quitter cette ville, son poste, sa femme. Il enviait à sa maîtresse sa liberté, si bien que celle-ci lui fit une étrange proposition : s’enfuir avec elle pour aller voir les dragons sauvages d’Amrûn. Malgré lui il sentit ses yeux s’illuminer à cette simple idée en l’air, ce projet fou auquel aucun homme sain d’esprit n’aurait adhéré. Elle n’avait rien à perdre, lui tout – seulement sa vie à Illasqûe (sans héritier, sans espoir d’avancement) ressemblait tellement à un cauchemar qu’il fut pris de l’envie de rêver. Il lui confia tout l’argent qu’il avait sur lui pour préparer leur départ et rentra une dernière fois chez lui annoncer à sa femme qu’« il avait tiré un trait sur cette histoire ». Le lendemain il était sur les routes, avec pour seul mot d’adieu un message écrit dans la précipitation assurant que son père l’avait fait mander d’urgence. Sa désertion ne fut déclarée que trois jours plus tard, quand Karlstigg Waldemar démentit avoir demandé à voir son fils. Ils étaient déjà loin.

Jamais Torrhen ne s’était senti aussi libre : plus de bienséance, plus de responsabilité, plus de devoirs plus ridicules les uns que les autres pour l’enchaîner. Il aimait, il vivait, il découvrait, chevauchant aussi loin et aussi vite que sa monture le lui permettait. Lui et Lysiopé continuaient leur jeu des secrets, chaque soir emmitouflés dans leurs couvertures de voyage, et il se demandait si un jour il aurait une fin. Avec les économies qu’il avait réussi à emporter, l’ancien capitaine de la garde paya un passeur pour leur faire prendre la mer et, d’île en île, ils arrivèrent sur les côtes d’Amrûn. Ils étaient presque arrivés aux plaines anguloce quand la jeune femme arriva au point d’origine de son histoire : Erûme, le pays des sorciers, car c’était ce qu’elle était. Il l’aurait su plus tôt, quand il avait croisé son regard dans les rues d’Illasqûe, il l’aurait tuée sur le champ d’un coup d’épée, mais alors il ne la connaissait pas comme il la connaissait désormais. Pétrifié, il passa toute une nuit sans trouver le sommeil, allongé contre elle, perdu dans ses pensées. Le lendemain il dut bien admettre que son corps dégageait toujours la même chaleur, que ses yeux le faisaient toujours chaviré. Il resta avec elle et apprit à accepter sa magie, comme si de rien n’était. Vu l’endroit où ils allaient, elle ne serait pas un allié de trop.

Les plaines étaient juste merveilleuses – merveilleusement dangereuses. Ils devaient agir prudemment, limiter les déplacements, chasser avec parcimonie à l’aube et au crépuscule, à la frontière entre les heures d’activité des dragons diurnes et nocturnes. Pour mieux approcher ces majestueuses créatures, ils récoltaient les excréments draconiques qu’ils trouvaient pour se faire une lotion qui masquait leur odeur naturelle. Survivre y était un travail de chaque instant, mais qu’est-ce que ça en valait la peine ! bien plus même qu’il n’avait osé l’imaginer.

Un jour il se trouva à admirer un pic, au sommet duquel on devinait un nid à l’abandon. Lysiopé le trouva tellement drôle ainsi qu’elle le mit au défi de l’escalader, s’il en avait le courage, et l’envie était tellement forte qu’il ne se fit pas prier. Il arriva en haut suant et essoufflé, mais tout excité devant les vestiges d’une petite famille : des coquilles d’œuf éclatées, çà et là, le squelette désarticulé d’un cervidé qui avait dû nourrir la couvée. Il en était à chercher à déterminer l’espèce à partir des dimensions du nid et de sa disposition quand un éclat ovale attira son attention. Un œuf encore non-éclos.

Le plus élémentaire des instincts de survie aurait voulu qu’il s’enfuie à toute jambe. Si un œuf était encore intact, la mère rôdait peut-être dans les environs (tout dépendait de l’espèce, certaines étaient plus maternelles que d’autres), pourtant il n’y arrivait pas à se résoudre à tourner talons. En fait plutôt que la panique, c’est un sentiment de quiétude qui l’envahit à la vue de ce gros caillou qui allait un jour devenir un monstre mangeur d’homme. Il avança d’un pas, curieux, puis d’un autre, quand quelque chose se produisit. Ça avait brillé. Ça avait réagi. Une seconde plus tard il s’était jeté à genoux devant la merveille, la prenant dans ses bras pour la serrer très fort contre lui, tremblant, secoué, troublé. Rêvait-il ? non, il le sentait, tout chaud contre son torse, alerte à ses caresses. C’était tellement irréel qu’il osait à peine bouger.

C’est la voix de Lysiopé qui le sortit de sa transe. Elle lui demandait si c’était bien un œuf. Il hocha la tête, fébrile, un sourire béat aux lèvres. Alors il allait devenir dragonnier ? la question le fit sursaute. Oui, il supposait que oui. C’était troublant, pas très logique mais il en allait ainsi. Il l’invita à s’approcher et à poser une main sur la coquille, établir un premier contact. Elle s’exécuta mais rappela que les dragons attaquaient souvent les sorciers à vue. Raison de plus pour faire connaissance aussi tôt que possible. Il ne voulait pas qu’ils aient peur l’un de l’autre. Lysiopé ne fut cependant rassurée que lorsque, après avoir trouvé un abri pour la nuit, il lui fit passionnément l’amour en lui confiant qu’elle était la femme de sa vie et que jamais il ne pourrait lui faire de mal.

Voilà où ils en sont, une sorcière, un déserteur et un œuf qui a donné quelques jours plus tôt naissance à une femelle acha aux yeux grand ouverts, prêts à explorer le monde. Aube (nommée ainsi pour être née dans l’Extrême-Orient d’Amarth, si loin des camps militaires de Machtar) est encore assez petite pour agripper ses griffes sur l’armure de cuir de son dragonnier et ainsi se laisser transporter en toute discrétion, mais elle grandit de jour en jour et bientôt ils devront trouver une solution : où élever un dragonnet qui mange chaque jour presque deux fois son poids sans s’attirer les foudres de l’Ordre, si jaloux de son exclusivité en matière draconique ?

Soi réel



Code du règlement: Yep ♫
Pseudonyme: Shad.
Comment avez-vous connu ce forum: Par PRD.
Autre chose ?: L’image d’en-tête est une création trouvée sur deviantart, inspirée de l'insigne de l'Ordo Draconis. J’ai décidé de me faire plaisir et d’en faire les armoiries de la famille Waldemar.
Note : ce n’est pas dans mes habitudes de poster en ayant si peu avancé, mais j’ai encore besoin de voir certains points (notamment selon les descriptions de la partie RP, inaccessibles aux invités). Je complèterai au fur et à mesure.



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